Nous nous mettons ensemble à l’écoute de ce qui parle et cherche à se dire en vous.
En écoutant votre langue, vos rêves, en exhumant les souvenirs de votre histoire vous entendrez parler cette voix de l'inconscient.
Elle vous dira cette position inconsciente qui dans la souffrance encombre votre vie.
Ainsi, par la contemplation des scènes de l’inconscient vous entrez dans un dialogue intime avec ce qui vous détermine.
Tout au long de ce chemin d’accueil des signifiants, traces de la vie inconsciente, l’écoute de ce langage qui vous traverse à votre insu peut vous amener à dénouer votre propre parole des contraintes où elle s’est enfermée.
L'attention poétique que vous développerez pour vos sensations, vos émotions, vos images intérieures et les mots de vos paroles laisse émerger une part invisible jusqu'ici, la question irrésolue de la vérité. Ce mouvement peut relancer la pulsion de vie là où elle s'était enlisée.
L'analyste n'est donc pas l'agent thérapeutique, en ce sens il n'est pas psychothérapeute. Il n'apporte pas de guérison par lui-même, il se fait simplement le témoin des processus de la parole, processus qui se révèlent parfois thérapeutiques. Il les attend et les reconnait avec l'analysant quand ils ont lieu.
Cet exercice, qui de signifiant en signifiant confronte à l'au-delà de soi-même, libère des éclats de sens qui défont les vieilles tuniques de votre être et laissent paraître dans votre vie les chemins des possibles.
Ce voyage, quelque soit sa durée, suit une voie de recueillement subjectif et d'attention à l'ouvert.
L'ouvert désigne ici le réel impossible qui tout autant s'avère être ce réel des possibles, l'endroit où notre être n'est pas écrit mais où nous sommes une parole encore à venir, où nous faisons l'expérience natale.